Le calcium à la rescousse de vos kilos en trop?

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Au cours des dernières années, de nombreuses études ont été consacrées à l’impact du calcium sur la masse osseuse ainsi qu’à la prévention de l’ostéoporose. Par contre, une toute nouvelle orientation suscite l’intérêt des chercheurs, soit la relation entre la consommation de calcium et l’obésité. Est-ce que boire du lait, manger un yogourt ou même des épinards – très riches en calcium – seraient des stratégies efficaces de gestion de poids? Faisons la lumière sur les résultats de ces études.

La relation entre l’apport en calcium et l’obésité a été initialement documentée au début des années 80, mais ce n’est qu’en 2000 qu’un groupe de scientifiques dirigé par le professeur Michael Zemel a publié une étude démontrant le rôle de l’apport en calcium dans la gestion du poids. Les données ont montré qu’une faible consommation de calcium était considérée comme étant un facteur accroissant les risques de surpoids et d’obésité.

 

Parlons science !

Les mécanismes qui sous-tendent ce principe résideraient dans le fait que le calcium alimentaire joue un rôle clé dans la régulation des enzymes du tissu adipeux (la masse grasse). Lors d’apports inadéquats en calcium, les reins produisent plus de calcitriol (forme active de la vitamine D), qui à son tour régule le calcium intracellulaire, c’est-à-dire le calcium qui se retrouve à l’intérieur des cellules de l’organisme. L’augmentation du calcium intracellulaire, quant à lui, stimulerait la synthèse du tissu adipeux (le gras!) et empêcherait la lipolyse (la fonte de la graisse). Cela entraîne donc une accumulation de gras dans les adipocytes (les cellules qui contiennent le gras et qui sont responsables de l’obésité), ce qui se répercute directement par une prise de poids.

Il semblerait que le calcium tiré des produits laitiers comme le lait, le fromage ou le yogourt, exercerait des effets nettement plus importants que celui qu’on retrouve ailleurs dans l’alimentation comme dans les légumes verts, le tofu, l’éperlan séché, la graine de chia ou les sardines en conserve. Ces effets seraient attribuables aux composés dits bioactifs contenus dans les produits laitiers, à la présence de protéines, de vitamine D et même de probiotiques dans les produits fermentés comme le kéfir ou le yogourt Astro.

On croit également que le calcium aurait un impact sur le contrôle de l’appétit. Une étude américaine effectuée auprès de femmes a démontré que celles qui avaient des apports insuffisants en calcium avaient entre 7 et 8 fois plus de chance de souffrir d’embonpoint en comparaison avec les femmes dont les apports en calcium étaient adéquats. On a vu le même phénomène ici au Québec où les individus qui consommaient peu de calcium affichaient un poids corporel et un pourcentage de masse grasse plus élevés que ceux qui avaient des apports adéquats en ce minéral. Est-ce assez pour établi un lien de causalité? Non, du moins pas pour le moment. Il faudra encore plus d’études pour y parvenir, mais les chercheurs sont sur une bonne piste.

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