Manger avec les doigts : astuce pour les personnes atteintes d’Alzheimer

 

Manger avec les doigts, cela vous semble impoli? Apparemment, se nourrir avec les doigts aurait des bienfaits chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer et ceci pourrait même être extrapolé à des clientèles qui souffrent d’autres maladies dégénératives comme la maladie Parkinson. Tour d’horizon sur les bienfaits de manger avec les doigts!

 

Plus d’autonomie

Selon une étude publiée dans le journal scientifique Food Quality and Preference, chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer, manger avec les doigts permettrait de préserver une certaine autonomie à l’heure des repas. En effet, utiliser ses doigts plutôt que des ustensiles diminuerait le niveau de difficulté de s’alimenter et favoriserait ainsi des meilleurs apports alimentaires. Cette étude pourrait être généralisée à d’autres patients atteints de maladies neurodégénératives comme le Parkinson. En effet, ces patients pourraient bénéficier de manger avec les doigts puisque l’ataxie – soit le manque de coordination – au niveau des mains rend la manipulation d’ustensiles très ardue.

 

Ainsi, cette étude met en lumière l’attraction de gens atteints de la maladie d’Alzheimer envers les aliments qui se mangent avec les doigts. Ces choix sont privilégiés par ces patients de par la facilité qu’ils procurent. De plus, cette étude démontre que les aliments qui se mangent à la main servis avec une sauce de couleur contrastante sont encore plus attirants et favoriseraient de plus grands apports caloriques. La forme de l’aliment, notamment qu’il soit coupé en petits cubes ou en bâtonnets n’avait pas d’influence sur les préférences pour un aliment ni sur les quantités consommées.

 

Aliments qui favorisent l’autonomie

Certains aliments peuvent être des options très intéressantes afin de favoriser l’autonomie chez la personne âgée. Par exemple, des crudités avec une trempette ou de l’humus, des tranches de jambon ou de dinde roulées, des doigts de poulets avec une sauce aux poivrons grillés ou des craquelins servis avec des cubes de fromage seraient de très bons choix qui favoriseraient les apports alimentaires chez cette clientèle. Puisque l’on craint pour l’atteinte de leurs besoins, n’hésitez pas à ajouter des protéines à leurs collations.

 

Finalement, pour plusieurs raisons, l’alimentation peut devenir difficile chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer ou d’autres démences. Par exemple, les oublis, dont l’oubli de manger, deviennent de plus en plus fréquents. Aussi, la préparation des aliments devient plus difficile puisque leur capacité à développer une stratégie efficace dans la cuisine est affectée, l’inhabilité d’utiliser les ustensiles augmente le stress lors des repas et la difficulté d’exprimer sa faim ou ses sentiments peut également compromettre leurs apports. Ainsi, toutes les astuces pour manger davantage et plus librement sont opportunes. Manger avec les doigts des aliments de type finger food qui se manipulent bien représente donc une belle avenue!