Source de fer chez l’enfant

Sources de fer chez l’enfant

La place du fer dans l’alimentation est essentielle. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, 30% de la population mondiale souffrirait d’anémie ferriprive, ce qui en fait une des carences les plus répandues sur la planète. On trouve du fer dans plusieurs aliments, mais les protéines animales en fournissent une source précieuse et facilement absorbable. Zoom sur les différentes protéines animales comme sources de fer!

Besoins en fer
Les multiples fonctions du fer en font un élément indispensable pour la santé. Afin d’éviter les carences, le fer doit se retrouver dans notre alimentation en quantité suffisante, c’est-à-dire 8 mg/jour chez l’homme adulte, 18 mg/jour chez la femme en âge de procréer, puis 8 mg chez la femme après la ménopause.

Fonctions du fer : transport de l’oxygène et du gaz carbonique
Le fer est une partie intégrante de l’hémoglobine du sang. Il sert donc, entre autres, à transporter l’oxygène des poumons vers les tissus et, à l’opposé, le gaz carbonique des tissus aux poumons pour en dispenser dans l’expiration. Une des conséquences les plus reconnues de la carence en fer est l’anémie ferriprive qui donne une sensation de fatigue extrême, un teint pâle et un essoufflement inhabituellement prononcé à l’effort, résultats d’un manque d’oxygénation des tissus.

Autres rôles du fer chez l’enfant
En plus de jouer un rôle dans le transport de l’oxygène et l’immunité, le fer joue un rôle non négligeable comme cofacteur enzymatique dans la synthèse de neurotransmetteurs, des protéines responsables de la communication électrochimique au niveau du cerveau, l’influx nerveux. Subséquemment, le fer impacte sur l’apprentissage, spécialement, chez l’enfant. En effet, chez celui-ci, une déficience en fer entraînera des problèmes d’apprentissage qui sont facilement évitables par l’apport suffisant de fer dans l’alimentation.

Sources animales (héminiques) vs sources végétales (non-héminiques) de fer
En comparaison avec les sources de fer végétales comme les légumineuses, les grains entiers, les fruits séchés et les légumes verts, les sources animales de fer, nommément la viande, la volaille et le poisson, sont des formes beaucoup mieux absorbables. L’absorption dépend également des réserves de fer de notre organisme. Ainsi, une personne en carence absorbera près de 35% du fer héminique alors qu’une personne avec de grandes réserves de fer pourrait en absorber que 15%. L’absorption du fer non-héminique, quant à elle, sera de 2 à 20% tout dépendant de la disponibilité du fer et de la réserve de l’organisme. Les sources héminiques sont donc avantageuses dans la quête de fer.

Dinde : source de protéines et de fer à ne pas écarter
Bien qu’elle soit extrêmement populaire lors du congé des Fêtes, la dinde est souvent négligée le reste de l’année, malgré son bon goût et ses intéressantes valeurs nutritives! Source de fer et de protéines, on gagne à la cuisiner plus souvent, cette viande maigre! De surcroît, il est faux de croire que la dinde est sèche! Lorsqu’elle est bien apprêtée, elle est juteuse et sera autant la vedette de votre tablée un samedi soir que la garniture de votre club sandwich le lundi midi!

Finalement, contrairement à d’autres éléments que l’on retrouve facilement en quantité appréciable dans les aliments, le fer, lui, demande un peu plus de rigueur puisque seulement quelques catégories d’aliments en contiennent. Les sources les mieux absorbées proviennent sans équivoques de sources animales et pourraient contribuer à la prévention de l’anémie et de problèmes d’apprentissage chez les enfants.